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l'homme
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Yves de Verdilhac cumulera toute sa vie deux fonctions : celle de magistrat dont il ne prendra sa retraite qu'à 73 ans et celle d'écrivain qu'il remplit jusqu'à la veille de sa mort, le 9 Janvier 1998. Durant de nombreuses années, il fut également directeur de collection avec Jean-Louis Foncine, aux Editions ALSATIA, puis pour les autres maisons d'éditions qui reprirent la collection Signe de Piste par la suite. C'est d'ailleurs Foncine, lui-même père de sept enfants, qui l'incita à trouver un vieux presbytère en Franche-Comté pour y passer ses vacances. Une autre de leurs passions communes était d'écumer les ventes aux enchères pour y trouver de vieux meubles, de vieux livres, de vieux trucs...
Extrêmement soucieux de justice et d'équité, il estime ne pas être capable de juger ses concitoyens aussi choisit-il de rester au Parquet tout au long de sa carrière, comme substitut du procureur puis procureur et enfin avocat général. Il sera nommé successivement à Orange, Paris, en Algérie comme magistrat militaire durant la guerre, puis à nouveau à Paris, pour terminer à Nanterre.
Père de six enfants, il en recueillit un septième en Algérie. Il eut le temps de connaître ses 15 petits enfants et ses deux arrières petits-enfants. Cela ne l'empêcha pas de s'intéresser à de nombreux jeunes en difficulté qu'il accueillit souvent chez lui comme ses propres enfants.
Toujours très vaillant et désireux de comprendre par lui-même les événements importants, il n'hésite pas, à près de 70 ans, à se rendre par bateau à Beyrouth en pleine guerre civile pour y interviewer des jeunes. Et la veille de sa mort, il dictait encore à sa femme des lettres, des textes qu'il aurait voulu pouvoir publier.
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