La "Saga" du Prince Eric est pour une bonne part dans le succès des "Signe de Piste". Les quatre premiers volumes ont été édités, et réédités, dans toutes les collections qui se sont succédées. Ils ont été repris, une fois de plus, par la nouvelle collection éditée par Fleurus. Signalons seulement que les quatre premiers volumes ont paru avant la dernière guerre, pendant ou juste après, malgré les sévères restrictions en papier imposées aux éditeurs, et que la "saga" est sans doute le livre qui a connu le plus grand nombre d'exemplaires imprimés, après la Bible. Le "Quid 1995" crédite...
Le Bracelet de vermeil de 1 075 000 exemplaires,
Le Prince Eric de 1 099 000 exemplaires,
la Tache de vin de 869 000 exemplaires,
La mort d'Eric de 679 000 exemplaires.
Les quatre premiers volumes :
Le bracelet de vermeil
Le Prince Eric
La tache de vin
La mort d'Eric
Les deux derniers volumes sont plus récents :
Eric le Magnifique (Nouveau Signe de Piste, en 1984/85)
Ainsi régna le Prince Eric (Fleurus, en 1992)
Dernier détail : tous ces ouvrages sont illustrés par Pierre Joubert, mais les dessins ne sont pas toujours les mêmes d'une collection à l'autre ! Pierre Joubert a refait certaines illustrations, sans doute pour mieux profiter de l'évolution des techniques d'impression.
Pour voir les différentes éditions (et des couvertures), cliquez ici.
L'histoire, la petite et la grande...
Pour ceux qui ignorent tout de la "saga" du Prince Eric, il faut savoir qu'elle se déroule entre 1936 et 1940,
donc dans un contexte historique très précis. Si vous le connaissez, vous comprendrez mieux le récit, dans le cas contraire, c'est un excellent moyen de rentrer dans l'Histoire, par la petite porte...
(1) Le bracelet de vermeil
Premier volume de la série du Prince Eric, le bracelet de vermeil a connu un extraordinaire succès, consacré par un tirage de plus d'un million d'exemplaires !
Rencontre prédestinée que celle d'Eric Jansen et de Christian d'Ancourt ! Un camp en alsace qui se déroule bien autrement que prévu, des mystères qui s'accumulent, un drame soudain. Puisant ses racines au fond des siècles, ce drame oblige Eric à un choix terrible. Ecartelé entre ce qu'il croît être son devoir et l'amitié, que finira-t-il par décider ? Rencontre à la vérité pathétique et préparée de trop longue date pour demeurer sans lendemain. Mais les "grandes personnes" mésestiment trop souvent les enfants !
"Nous méritons toutes nos rencontres..." a écrit François Mauriac. Faut-il croire qu'Eric et Christian ont "mérité" leur extraordinaire aventure ? Rien ne semblait cependant destiner le jeune Prince des Neiges et le fils du chirurgien parisien à se rencontrer. Rien, si ce n'est ce bracelet qu'Eric porte au poignet, signe d'un terrible secret, vieux de cinq siècles, et rappel d'une mission dramatique.
(2) Le Prince Eric
Cet épsode met en scène de nouveaux personnages et rapporte le sacrifice d'Yngve. Triomphe du courage de l'amitié... "Malheur à la ville dont le Prince est un enfant" dit la bible. Et le Prince de Swedenborg n'a pas quinze ans... Seul ou presque, entouré d'ambitieux, de traîtres, d'espions et de lâches, Eric conservera-t-il la couronne que veut lui ravir Tadek, son Premier Ministre ? Jef le page préféré, Christian l'ami français, Yngve l'enfant mystérieux et les autres garçons qu'Eric connut au temps du Bracelet de vermeil parviendront-ils à l'arracher du piège ?
(3) La tache de vin
Troisième volet d'une histoire qui a fait le tour du monde, la Tache de Vin pose de douloureux
problèmes. Faut-il préférer l'indulgence à la stricte justice ? Eric avait choisi le pardon. Le comte
Tadex se charge de l'en faire repentir, car il n'hésite pas à supprimer ceux qui contrarient ses projets. De justesse, Eric échappe à un premier attentat. Echappera-t-il au second ? Car cette fois, Tadek a tout prévu. Tout, sauf le courage de Jef et celui de Jean-Luc, l'ami secret d'Eric, Jean-Luc pour qui chaque jour serait une nouvelle épreuve, s'il n'y avait pas Marie-Françoise et Rémy.
Ce troisième volume tisse en une même toile les fils de plusieurs destins : celui de Rémy, le mal-aimé, celui de Jean-Luc, l'enfant au trop lourd secret, celui d'Eric enfin, dont la vie n'est faire que de luttes et de combats.
(4) La mort d'Eric
Ce récit qui, à l'origine, couronnait l'ensemble, est moins une fin qu'un commencement. Si Eric meurt à la guerre le matin de ses dix-huit ans, l'Histoire poursuit son cours, car elle s'écrit moins avec le sang des morts qu'avec la résolution des vivants. Eric est mort, mais Christian vit. Et avec lui, presque tous ceux qui apparurent au cours
de cette histoire, souvent drôle, parfois dramatique, mais toujours généreuse.
Il ne s'agit plus seulement d'un roman, mais d'un récit qui se situe dans la terrible période de la guerre 39-45, et qui n'a rien perdu de son actualité, car, comme l'écrit Serge Dalens : "... Je pense, moi, qu'un garçon de quinze ans... est un garçon, c'est à dire un homme... Je pense qu'il peut tout comprendre, aussi bien, mieux peut-être qu'une <grande personne>, précisément parce qu'il allie la générosité de l'enfant à la vigueur de l'homme. Parce qu'il sait tout ce qu'on lui cache et n'en dit
rien..."
Que faisait-il, cet Eric, avant d'apparaître dans le bracelet de vermeil, sans que l'on sût très bien d'où il venait et qui il était ? Comment gouverna-t-il après avoir retrouvé sa couronne et son trône ? Et surtout, que fit-il après avoir lu la lettre qu'Yngve lui avait écrit avant de mourir, et que lui avait remis Ralfsen ? Cette lettre dont nous découvrons enfin le secret et qui nous apprend l'existence de Sylvio, le seul ami qu'ait jamais connu Yngve, et avec qui il a souffert et lutté...
(6) Ainsi régna le Prince Eric
(extrait de l'avertissement de Serge Dalens) Lorsqu'on m'a demandé de vous conter "les dernières aventures du Prince Eric ", j'ai répondu que tout était dit, et que je ne voyais pas ce qui pouvait être ajouté aux cinq titres déjà parus. Cette fin de non-recevoir étant, paraît-il peu satisfaisante, on m'a expliqué que bien des problèmes étaient encore posés, bien des questions demeurées sans réponse, et que je ne saurai me contenter d'un à-peu-près. Qui était Tadek ? Qui étaient les parents d'Yngve ? Pourquoi l'avaient-ils pratiquement abandonnés ? Et surtout, quel était le véritable motif des attentats perpétrés, d'abord contre l'oncle d'Eric, puis contre Eric lui-même ?
Il est vrai que l'Allemagne nazie voulait à tout prix s'emparer des bases navales de la Principauté ; que ce petit pays s'est défendu de son mieux contre les ambitions démesurées de l'incendiaire qui mettait l'Europe à feu et à sang... C'est en partie sous cet angle que se déroulera le récit qui va suivre. On passera vite sur des évènements relatés en détails dans les ouvrages précédents, mais de nouveaux personnages apparaîtront, dont l'Histoire a retenu les noms.